Une nouvelle arnaque, mettant en scène des numéros commençant par +44, se propage en France en ciblant des individus avec des offres d’emploi trompeuses rémunérées en cryptomonnaie. Cet article vous présente les enjeux de cette fraude et les réseaux criminels qui en sont à l’origine.
Attention aux numéros britanniques
Les numéros ayant l’indicatif +44 sont généralement associés au Royaume-Uni, mais ils sont désormais le vecteur d’une nouvelle escroquerie. Selon les déclarations de Centho, un streamer et expert en fraudes pour RMC Info, cette arnaque se fonde sur la promesse d’un emploi fictif. Son fonctionnement est le suivant :
- Des missions apparemment simples, comme visionner des vidéos, aimer des posts ou évaluer des hôtels, sont proposées avec une rémunération en cryptomonnaie.
- Initialement, les victimes peuvent percevoir une compensation légitime.
- Par la suite, les arnaqueurs exigent un paiement pour accéder à des offres supplémentaires. Une fois l’argent versé, ils disparaissent sans laisser de traces.
Ce stratagème illustre à quel point les victimes peuvent être manipulées par des promesses alléchantes, représentant un véritable danger financier et psychologique.
D’où vient cette arnaque ?
Les origines de ces arnaques sont liées à de vastes réseaux criminels localisés principalement en Asie du Sud-Est. Centho précise que :
« On pourrait croire que ce sont des brouteurs qui appellent depuis des cybercafés en Afrique. Mais en réalité, ce sont d’importants groupes mafieux basés en Birmanie, au Laos ou au Cambodge. »
Ces organisations achètent des numéros prépayés avec un indicatif britannique pour susciter la confiance des victimes. Plus inquiétant encore, ces réseaux exploitent de nombreuses personnes, souvent issues de pays tels que le Kenya, l’Ouganda ou l’Inde, et les soumettent à des conditions de travail proches de l’esclavage.
Ces individus sont attirés par de fausses promesses de postes dans le secteur informatique, avant d’être privés de leur passeport à leur arrivée. Ce phénomène, désigné sous le terme de cyberesclavage, a conduit à des investigations menées par Interpol, qui a déjà réussi à démanteler certains de ces réseaux criminels.
Face à cette menace, il est crucial de rester vigilant. En cas d’appel suspect débutant par +44, il est impératif de ne pas divulguer d’informations personnelles et de signaler ces communications aux autorités compétentes pour contribuer à la lutte contre ces fraudes.